Gábor BOROS
 

Philosophie mécanique et philosophie morale dans les Nouveaux Essais.

jeudi 30 septembre, 9h30-10h00

Résumé de la communication :

En prenant comme point de départ ce que Leibniz écrit en commentant le dernier chapitre de l’Essai de Locke, nous pourrions dire que la philosophie morale est l’un des enjeux les plus importants de leur débat. Cependant, bien que les chercheurs aient déjà largement traité la manière dont la métaphysique mécanique à son stade cartésien ou gassendien se modifie chez Leibniz, la question concernant dans les Nouveaux essais la relation entre la philosophie morale des corps idéalement durs et celle de la fluidité absolue n’est toujours pas suffisamment approfondie. La philosophie morale lockéenne s’appuie sur trois piliers : la théorie des modes mixtes ; celle des différentes sortes de lois ; et les relations morales qui sont à médiatiser entre les deux précédentes. La question de l’éducation adéquate est en outre également d’une importance cruciale, car sans elle les trois éléments mentionnés ne seraient que des idéaux théoriques. Or, il semble bien que ce soit sur deux points que la position de Leibniz diffère de la manière la plus significative de celle de Locke. En effet, non seulement la théorie générale des petites perceptions implique d’importantes conséquences y compris pour la philosophie morale ; mais aussi le rationalisme de Leibniz l’empêche de s’engager dans cette sorte de relativisme moral que Locke assume au moins partiellement lorsqu’il attribue aux différentes langues le rôle considérable qui consisterait à déterminer les concepts moraux fondamentaux.