Les revues de l’avenir seront-elles encore «savantes» au sens que prêtaient à ce terme les initiateurs des grandes entreprises éditoriales du XIXe siècle? Y aura-t-il même encore des «revues»? Tenter de répondre à ces questions suppose d’examiner quelques-uns des facteurs qui ont amené la naissance puis entraîné la transformation des grands modèles dont nous voyons aujourd’hui la fin. Si l’on peut douter de la pérennité des revues savantes, c’est qu’en effet tout ce qui les constituait est aujourd’hui méconnaissable, depuis les institutions scientifiques jusqu’aux mécanismes de sélection, de publication, de diffusion — et jusqu’à la périodicité elle-même, critère pourtant fondamental. Si les revues disparaissent, qu’est-ce qui viendra alors en occuper la place?

Michel Pierssens

Michel Pierssens (doctorat, Aix-en-Provence) a publié des livres portant sur les problèmes posés par la rencontre de la littérature et des savoirs: linguistique (La Tour de babil, Minuit), philosophie (Lautréamont. Éthique à Maldoror, Presses universitaires de Lille), sciences (Savoirs à l’œuvre. Essais d’épistémocritique, Presses universitaires de Lille). Longtemps professeur aux États-Unis, il y a fondé en 1970 la revue SubStance consacrée aux problèmes de théorie littéraire. Plus récemment (1999), il a fondé la revue Histoires littéraires (Éditions du Lérot, Paris), qu’il codirige. Il est membre des comités de rédaction de plusieurs revues (Littérature, Genesis, Cahiers Lautréamont, Hermes Criollo).

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